Comment calculer le cash-flow d'un investissement locatif ?
Le cash-flow, c'est ce qu'il te reste, ou ce que tu sors de ta poche, chaque mois une fois le loyer encaissé et toutes les dépenses payées. C'est l'indicateur qui dit si ton investissement s'autofinance, ou s'il te demande un effort d'épargne.
Pourquoi le rendement de l'annonce est trompeur
Les annonces affichent le rendement brut : loyer annuel divisé par le prix. Il ignore les frais de notaire, le crédit, les charges et la fiscalité. Un bien affiché à 6,8 % brut peut très bien générer un cash-flow négatif, et tomber sous 2 % une fois les impôts payés.
Cash-flow négatif : est-ce forcément une mauvaise affaire ?
Pas forcément. Chaque mensualité rembourse une partie du capital : c'est de l'épargne forcée. Si tu sors 174 € par mois mais que tu rembourses 227 € de capital, tu t'enrichis réellement de 53 € par mois. La vraie question : peux-tu tenir cet effort sur la durée, et que se passe-t-il si les prix stagnent ?
Les 5 leviers pour améliorer ton cash-flow
- Négocier le prix : 10 % de moins, c'est une mensualité plus faible pendant 20 ou 25 ans.
- Changer d'assurance emprunteur : depuis la loi Lemoine, tu peux en changer à tout moment, sans frais.
- Louer en meublé : le loyer est souvent 10 à 20 % plus élevé, avec une fiscalité différente.
- Augmenter l'apport : moins de capital emprunté, moins d'intérêts.
- Réduire la vacance : un bien bien présenté et au bon prix se reloue plus vite.
Ce que ce simulateur ne prend pas en compte
La fiscalité (micro-foncier, régime réel, location meublée), la revalorisation des loyers, l'évolution des prix et les frais de revente. Ces paramètres changent le résultat : ils feront l'objet de simulateurs dédiés.